Développer et factoriser
Développer et factoriser
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Calculer
(x + 3)²
x² + 6x + 9
- On reconnaît la forme (a + b)², avec a = x et b = 3.
- D’après l’identité : (a + b)² = a² + 2ab + b².
- a² = (x)² = x²
- 2ab = 2 × x × 3 = 6x — c’est le terme qu’on oublie.
- b² = 3² = 9 — positif, même quand la parenthèse contient un moins.
- Donc : x² + 6x + 9
Le double produit 2ab est le terme qu’on oublie. Écrire (a + b)² = a² + b² est l’erreur la plus fréquente de toute la troisième.
Les trois identités, et leur piège
Le carré d’une somme
(a + b)² = a² + 2ab + b²
Le double produit 2ab est le terme qu’on oublie. Écrire (a + b)² = a² + b² est l’erreur la plus fréquente de toute la troisième.
Le carré d’une différence
(a − b)² = a² − 2ab + b²
Le dernier terme reste positif : un carré ne peut pas être négatif. Écrire « − b² » à la fin est faux.
La différence de deux carrés
(a + b)(a − b) = a² − b²
C’est celle qu’on ne reconnaît pas dans l’autre sens. Devant x² − 9, presque personne ne voit (x + 3)(x − 3).
Le contre-exemple qui règle la question
Beaucoup écrivent (a + b)² = a² + b², parce que l’œil voit deux carrés et conclut trop vite. Un calcul de dix secondes suffit à prouver que c’est faux — et il suffit souvent à ne plus jamais l’oublier.
Le vrai calcul
(2 + 3)² = 5² = 25
Ce que donne l’erreur
2² + 3² = 4 + 9 = 13
Douze d’écart, et c’est exactement le double produit : 2 × 2 × 3 = 12. Le terme oublié n’est pas un détail de la formule, c’est la moitié du résultat.
À quoi sert la factorisation
À résoudre des équations qu’on ne saurait pas résoudre autrement. Si un produit vaut zéro, l’un de ses facteurs vaut zéro — c’est tout le principe.
- x² − 9 = 0
- (x + 3)(x − 3) = 0
- Un produit est nul si l’un de ses facteurs est nul.
- x + 3 = 0 ou x − 3 = 0
- x = −3 ou x = 3
Les questions qu’on se pose
- Quelle différence entre développer et factoriser ?
- Développer, c’est ouvrir les parenthèses et obtenir une somme : (x + 3)² devient x² + 6x + 9. Factoriser, c’est l’inverse, refermer les parenthèses et obtenir un produit : x² − 9 devient (x + 3)(x − 3). Ce sont deux gestes opposés, appris la même semaine, et c’est précisément ce qui les fait confondre.
- Quelles sont les trois identités remarquables ?
- (a + b)² = a² + 2ab + b², (a − b)² = a² − 2ab + b², et (a + b)(a − b) = a² − b². Les deux premières se ratent au double produit, la troisième ne se reconnaît pas dans le sens de la factorisation.
- Pourquoi oublie-t-on le 2ab ?
- Parce que l’œil voit deux carrés et conclut trop vite : (a + b)² = a² + b² semble naturel, et c’est faux. Le contre-exemple le plus court le prouve : (2 + 3)² = 25, alors que 2² + 3² = 13. Faire ce calcul une fois suffit souvent à ne plus jamais l’oublier.
- Le dernier terme de (a − b)² est-il négatif ?
- Non. (a − b)² = a² − 2ab + b². Seul le double produit change de signe ; le carré de b reste positif, parce qu’un carré ne peut pas être négatif. C’est la seconde erreur la plus fréquente du chapitre.
- Comment reconnaître une factorisation possible ?
- Au collège, il n’y a que deux voies. Ou bien tous les termes contiennent un facteur commun, qu’on met devant. Ou bien l’expression est une différence de deux carrés — deux carrés parfaits séparés par un moins. Si aucune des deux ne marche, l’exercice ne demandait pas de factoriser.
- À quoi cela sert-il vraiment ?
- À résoudre des équations. Une équation produit se résout en factorisant : si A × B = 0, alors A = 0 ou B = 0. Sans factorisation, l’équation x² − 9 = 0 n’a aucune méthode au collège ; avec, elle se résout en trois lignes.
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Le double produit s’oublie tant qu’on ne l’a pas écrit vingt fois
Ce n’est pas une question de compréhension : la formule est comprise dès le premier jour. C’est une question de réflexe, et un réflexe se construit par répétition espacée — quelques minutes par soir, ce que fait Le Prof du soir.
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