Les propositions
Les propositions
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La méthode et les 6 types
La méthode, dans cet ordre
1. Compter les verbes conjugués
Mettez la phrase à l’imparfait : les mots qui changent sont les verbes conjugués.
Une proposition par verbe conjugué. C’est la règle qui découpe tout, et rien ne peut se faire avant elle.
2. Repérer les mots de liaison
Cherchez les pronoms relatifs — qui, que, dont, où — et les conjonctions — que, quand, parce que, si.
Le mot de liaison désigne le début de la subordonnée, et son type. C’est lui qui répond à la question, pas le sens de la phrase.
3. Nommer chaque proposition
Une subordonnée trouvée fait de sa voisine une principale. Sans subordonnée, ce sont des indépendantes.
Principale et subordonnée vont toujours par paire. Répondre « principale » sans avoir trouvé de subordonnée est l’erreur la plus fréquente du chapitre.
Elle complète un nom, comme le ferait un adjectif.
Le livre que j’ai lu était passionnant.
Pour la reconnaître : Elle commence par un pronom relatif : qui, que, quoi, dont, où, lequel. Et elle suit toujours le nom qu’elle complète.
Attention : « Que » introduit aussi les conjonctives. La différence : le relatif remplace un nom déjà présent — on peut le remplacer par ce nom.
Les trois tests qui tranchent
Quand le nom hésite, ce n’est jamais le sens de la phrase qui décide : c’est un geste qu’on fait sur elle.
Relative ou complétive ?
Le geste : Remplacez la subordonnée par « quelque chose ».
« Je pense quelque chose » fonctionne : c’est une complétive. « Le livre quelque chose » ne fonctionne pas : c’était une relative, qui complète le nom « livre ».
Circonstancielle ou pas ?
Le geste : Déplacez la subordonnée en tête de phrase, puis supprimez-la.
Si la phrase tient dans les deux cas, elle est circonstancielle. Aucune autre subordonnée ne supporte ce traitement.
Indépendante ou principale ?
Le geste : Cherchez une subordonnée dans la phrase.
S’il n’y en a aucune, la proposition est indépendante. Une principale sans subordonnée n’existe pas.
Le test qui découpe tout
Mettez la phrase à l’imparfait.
Les seuls mots qui changent sont les verbes conjugués. Comptez-les : autant de propositions.
Un infinitif et un participe ne bougent pas : ils ne comptent pas. « Il veut partir » ne contient qu’un verbe conjugué, donc une seule proposition.
C’est le même test que pour reconnaître un verbe dans une phrase simple, et il ne demande de connaître aucune liste. Deux verbes conjugués, deux propositions — quelle que soit la longueur de la phrase.
Une phrase, découpée
« Quand il pleut, je reste à la maison et je lis le livre que ma sœur m’a offert. »
- Quatre verbes conjugués — pleut, reste, lis, a offert — donc quatre propositions.
- « Quand il pleut » : circonstancielle de temps. On peut la supprimer, la phrase tient.
- « je reste à la maison » et « je lis le livre… » : reliées par « et », donc coordonnées. La seconde porte une subordonnée : elle est principale.
- « que ma sœur m’a offert » : relative, elle complète le nom « livre ». On peut remplacer « que » par « le livre ».
Les questions qu’on se pose
- Comment découper une phrase en propositions ?
- On compte les verbes conjugués : une proposition par verbe conjugué, sans exception. Le test qui ne trompe pas : mettez la phrase à l’imparfait, les seuls mots qui changent sont les verbes conjugués. Un infinitif ou un participe ne compte pas.
- Quelle différence entre une indépendante et une principale ?
- Une principale porte une subordonnée : sans subordonnée, elle n’existe pas — ce serait une indépendante. Elles vont toujours par paire. Répondre « principale » sans avoir trouvé de subordonnée est l’erreur la plus fréquente du chapitre.
- Comment distinguer une relative d’une complétive ?
- Toutes deux peuvent commencer par « que ». Le test : remplacez la subordonnée par « quelque chose ». « Je pense quelque chose » fonctionne, c’est donc une complétive. « Le livre quelque chose » ne fonctionne pas, c’était une relative, qui complète le nom « livre ».
- Comment reconnaître une circonstancielle ?
- On la déplace en tête de phrase, puis on la supprime. Si la phrase tient dans les deux cas, elle est circonstancielle — aucune autre subordonnée ne supporte ce traitement. C’est le test le plus sûr du chapitre.
- Quels rapports une circonstancielle peut-elle exprimer ?
- Sept : le temps, la cause, le but, la conséquence, la condition, l’opposition et la comparaison. Ce n’est pas le sens de la phrase qui les distingue mais la conjonction : « parce que » pour la cause, « pour que » pour le but, « si bien que » pour la conséquence.
- Deux propositions reliées par « et » sont-elles subordonnées ?
- Non. « Et », « mais », « donc », « or », « car », « ni », « ou » coordonnent deux propositions qui restent indépendantes. Séparées par une simple virgule, on les dit juxtaposées. La subordination suppose une dépendance, pas seulement un lien.
Nature et fonction des mots · Les connecteurs logiques · L’accord du participe passé
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Découper une phrase devient rapide — après en avoir découpé trente
Pas après avoir relu la leçon. Le Prof du soir propose des phrases toujours nouvelles, quelques-unes par soir, jusqu’à ce que le comptage des verbes se fasse sans y penser — et le reste suit.
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